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Gros
rocher, qui après avoir servi de léproserie a été réservée aux détenus
politiques, et est devenue célèbre pour avoir hébergé le capitaine Dreyfus
d'avril 1895 à juin 1899, et l'enseigne de vaisseau Ullmo
en 1908. Fouettée constamment par les
vents du nord-est, l’accostage n'est pas toujours praticable, et se fait au
point où aboutit le câble qui relie l’île du Diable à Royal, et sur lequel
circulait deux fois par jour, au temps de Dreyfus, le chariot apportant des
vivres.
L'isolement est complet, le détenu peut s'y promener en
liberté, astreint à aucun travail, sauf celui de préparer son propre repas.
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Après le départ de Dreyfus, sa case servit de logis aux quelques
rares condamnés laissés dans l’île à la disposition de deux gardiens, pour les
corvées. Le sentier qu'il faut
prendre pour gagner l'autre extrémité de l'île, bordé de hauts cocotiers longe
la mer tout du long. A l’autre extrémité de l’île, se trouve le petit banc
historique, dressé sur la fin de l'exil de l'ex-condamné Dreyfus, lorsque,
moins rigoureux, on avait permis au prisonnier de sortir de son enceinte de
palissades pour descendre dans le sentier promenade. Le site à cet endroit est
magnifique.
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De 1852 à 1866, 329 déportés
politiques y ont séjourné. 76 y sont morts, 58 évadés, 177 sont revenus en
France.
De 1866 à 1938, cette île a
accueilli 31 déportés pour atteinte à la sécurité de l’état, dont Dreyfus et
Ullmo.
Actuellement,
l’accès à l’île du Diable est interdit.
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La case à Dreyfus vue depuis St Joseph
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Pilier du tranbordeur sur l'île Royale
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© 2001-2005 Guy Marchal
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